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 Le troisième pont (1857)
Photo: Pierre Cantin
Son successeur
Le souvenir de cette catastrophe faisait encore les frais de la conversation dans les grandes cuisines normandes de la Côte-de-Beaupré, le soir après le chapelet en famille et la "grande prière", lorsque la Commission des chemins à barrières de la rive nord fit voter des crédits pour la construction d'un remplaçant. On était en 1857.
Il s'agissait d'un pont en bois comprenant trois travées du type "King Post", respectivement longues de 19,4 m, 13,1 m, et 14,9 m. Ce tablier reposait sur deux culées en bois partiellement remplies de pierres.
La largeur libre de la construction atteignait 6 m et son pavé surplombait la rivière à 7,9 m d'altitude.
Lorsqu'ils y passaient, les véhicules modéraient leur vitesse afin d'éviter les vibrations dommageables à la frêle charpente.
Et par mesure de précaution, le ministère des Travaux publics fit installer à ses deux extrémités des affiches : "Danger. Ce pont n'est pas sûr. Ne trottez pas. Une seule voiture à la fois pourvu qu'elle ne pèse pas, avec sa charge, plus de trois tonnes".
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