FONDATION DE BOISCHATEL
D'HIER
La municipalité de Boischatel est jeune, très jeune même, si on la compare aux autres municipalités de la Côte-de-Beaupré. De même, elle occupe une faible étendue d'environ 20 km2 dans l'extrémité sud-ouest de la MRC de la Côte-de-Beaupré.
Jadis connu comme l'arrondissement du Sault, en raison de la proximité de la chute Montmorency, le territoire était très peuplé lorsqu'il faisait partie du village de L'Ange-Gardien. Celui-ci s'étendait sur une distance de quelque trois kilomètres en façade sur le fleuve Saint-Laurent et était constitué de collines et de plateaux disposés en escaliers parsemés ci et là de quelques maisons canadiennes le long de son unique rue, l'avenue Royale. L'arrondissement du Sault était, tout comme son voisin, le village de L'Ange-Gardien, resserré entre le fleuve au sud et les montagnes Laurentides au nord.
Les premiers établissements de colons dans la paroisse de L'Ange-Gardien, arrondissement du Sault, eurent probablement lieu à partir de 1664, et à peu près toutes les terres de cet arrondissement reçurent leurs premiers colons au cours des années suivantes. Le Séminaire de Québec fut dès lors le maître d'oeuvre de cette colonisation.
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 Le manoir de Charlesville |
La trop grande superficie du territoire de L'Ange-Gardien nécessitait un nouveau découpage administratif de ce village: c'est l'explication traditionnelle. Mais il semble que la volonté de l'Église de rapprocher ses ouailles de ses pasteurs ait joué grandement. |
En fait, le village de Boischatel (nom qui lui fut attribué alors pour rappeler Jean-François de Beauchatel, officier du régiment de la Sarre et lieutenant de Bougainville, un premier aide-de-camp du général Montcalm) était vraiment petit ce 3 avril 1920 lorsqu'il fut fondé: la population s'établissait à 571 personnes, recroquevillées autour de leur premier curé, l'abbé Amédée Fillion, qui fut intronisé seulement le 17 janvier 1926 et consacra la nouvelle paroisse à Sainte-Marguerite-Marie.
La population de Boischatel ne fut jamais vraiment homogène. Tout d'abord, les cultivateurs n'y ont jamais été vraiment nombreux: on en dénombrait 18 sur une population de 653 personnes en 1926. De par son caractère propre, un petit peu plus urbanisée que le reste de la Côte-de-Beaupré, cette population manifesta rapidement ses différences et sa personnalité propre par rapport à la première: notre Municipalité étant située à une courte distance de la Ville de Québec, des résidents de cette ville y possédaient ou y louaient des villas qu'ils venaient habiter l'été, de mai à septembre, le long de la rivière Montmorency. La conséquence en fut que Boischatel s'urbanisa rapidement: d'une population de 571 personnes en 1921, la Municipalité compte près de 5 000 personnes aujourd'hui.
 Le chemin Royal : Photo des Archives nationales de Québec |
Les développements résidentiels de Boischatel se firent de deux façons: par l'intensification du réseau résidentiel existant et par la création de nouvelles rues. L'intensification du réseau fut surtout le fait des deux décennies qui ont suivi la date de la fondation de Boischatel: les maisons se construisirent uniquement le long de l'avenue Royale, l'artère principale et pendant longtemps l'unique voie de communication du village. |
Puis, de 1940 à 1960, l'intensification perdit de son importance au profit de l'ouverture de nouvelles rues, perpendiculaires à l'avenue Royale. Un réseau de rues se développa donc, d'abord du côté sud de cette artère, autour de l'église paroissiale, érigée en 1937. Dans une deuxième phase, les développements résidentiels progressèrent vers l'ouest de la Municipalité, du côté nord tout d'abord avec la rue qui menait au club de golf, ouvert en 1925, et, un peu plus tard, au début des années 50, au terminus d'autobus de la compagnie de transport Boischatel, qui ouvrit ses portes au mois de juillet 1951. L'urbanisation de la Municipalité a ensuite migré davantage vers l'ouest, avec l'ouverture des rues Montmorency et Notre-Dame (vers les années 1945-1950).
Par la suite, l'intensification des rues existantes se continue et de nouvelles maisons viennent s'ajouter et s'intercaler entre celles déjà construites. Ainsi, au cours des années, Boischatel se dota peu à peu des services courants et nécessaires à toute municipalité de sa taille.
 La Chute Montmorency |
Les dirigeants de Boischatel se rendirent rapidement compte que la Municipalité possédait un potentiel touristique remarquable. Sur le territoire, il y avait, par exemple, une maison dans laquelle aurait logé le général James Wolfe lorsqu'il est venu avec son armée en 1759 pour prendre la Ville de Québec (MaisonVézina). Au cours des années 60, le ministère des Affaires culturelles du Québec fit également aménager une redoute qui peut être vue dans le Parc de la Chute-Montmorency, aménagé au cours des années 70. |
Au cours des années, les autorités municipales de Boischatel, avec l'aide du gouvernement du Québec, réalisèrent un projet de conservation des richesses naturelles et historiques, situées aux abords de la rivière Montmorency.
La municipalité de Boischatel, d'année en année, s'accroît surtout par la venue de nouveaux arrivants, qui ont trouvé dans cette municipalité un endroit où il fait bon vivre et où la nature prédomine.
À AUJOURD'HUI
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